Quelques instants de ma vie !
1er juin 1974 je m’installe à GAP dans une montée d’escalier de quatre niveaux qui compte cinq célibataires, j’ai 19 ans ½. Je suis en colloc avec JCC au dernier étage. Ma voisine de palier est une trentenaire mariée avec deux enfants dont le mari est en déplacement à l’année sur Marseille, il est absent du lundi matin au vendredi soir. Dès mon arrivée cette mère de famille a jeté son dévolu sur bibi voulant de toute force devenir ma lavandière… A l’époque, je l’ai trouvée trop vieille pour céder à ses avances, mais à l’heure actuelle j’ai ma petite voisine de trente ans à laquelle je ne saurais dire non si la situation se représentait ! Faut pas rêver… Toujours est-il, qu’en son temps, j’étais le seul à avoir eu ce genre de proposition.
Juillet-août 1975 – Déplacement en Corse à Sainte Lucie de Porto-Vecchio, j’ai 20 ans. Le village est petit, il suffit de quelques jours pour faire la connaissance de la population. Je sympathise avec le garde champêtre, famille gitane sédentarisée. Son épouse et lui-même se sont mis en tête de me faire fréquenter leur fille âgée de 16 ans. Ils joignent le geste à la parole en m’invitant à un repas traditionnel dont le plat principal est constitué d’un ragout de hérisson à tête de cochon. A la suite de mon déni devant ce plat de roi je devenais un gendre potentiel moins intéressant. Fort heureusement la maitresse de maison avait préparé un poulet au four pour venir à mon secours.
Avril-août 1978 – Déplacement de quatre mois à Nouméa (NC), j’ai 24 ans et je suis jeune marié, les boules ! A la suite d’un concours de circonstances je suis détaché au matériel où je travaille avec un gendarme auxiliaire autochtone (Albert le kanak) originaire de la tribu de Oundjo (Nord Calédonie). Les semaines, les mois passent et notre amitié grandit. Il habite Nouméa et monte en tribu tous les 15 jours pour retrouver sa femme et ses enfants (A l’époque, hormis Nouméa - La Tontouta, toutes les routes de communication sont constituées de pistes plus ou moins praticables en fonction de la saison). Devant ma solitude et l’éloignement de mon foyer, je vous le donne en mille, il m’a proposé de venir passer un week-end en tribu, chez lui, arguant qu’il avait sa jeune sœur qui était prête à satisfaire mon appétit ! J’en ai reparlé en 2003 avec son épouse lors d’une visite de courtoisie que je leur ai rendue en tribu, texto elle m’a répondu « Ca ne m’étonne pas d’Albert, c’est normal ! ».
Une petite dernière pour la route… De 1986 à 1989 je suis affecté à Basse-Terre (Guadeloupe), une affectation marquante à plus d’un titre. Finissant mon séjour mi-novembre 1989, femme et enfants quittent le département à la mi-août pour faire une rentrée des classes en métropole. Au cours des trois années écoulées nous nous sommes attachés à plusieurs familles avec lesquelles nous avons beaucoup échangé et un réel lien affectif est naît. J’ai donc eu trois mois de célibat imposés par la force des choses qui ont été entrecoupés par beaucoup de séances de sport et par un événement qui n’est pas des moindre, le cyclone Hugo le 16 septembre !
Dans la quinzaine de jours qui précéda ma fin de séjour je fus invité tous les jours mais la plus marquante de ses invitations je l’ai vécu chez des amis à Marigot, commune Vieux-Habitants, une vieille famille créole. Nous étions une quinzaine de convives, j’étais le seul métropolitain. Je connaissais tout le monde à l’exception d’une jeune indienne et de son enfant qui devait avoir l’âge d’Aline. Étant l’invité d’honneur je devais siéger au centre de la tablée et la jeune femme seule se trouva installer à mes cotés. Nous avons passé un très bon moment à nous rappeler les moments partagés… Mais qu’elle ne fut pas ma surprise quand après avoir pris le dessert la maitresse de maison nous invita, ma voisine et moi-même, à nous retirer dans sa chambre pour prendre un moment de repos « Dédé, j’ai changé les draps ! ». Interloqué j’ai repoussé cette invitation qui m’a valu un long moment de réprobation, à la limite de l’incident diplomatique ; la jeune femme, la maitresse de maison étant offensées de ce refus. La journée s’est achevée autour de quelques bouteilles de champagne mais la jeune indienne nous avait prématurément quittés très vexée… J’étais en instance d’une affectation tous DOM-TOM exceptée La Guadeloupe où je fus réaffecté fin avril 1990 ! (Ye cric-ye crac!)

Commentaires
edith le 25/07/2009 à 09:57:06oups ! tant d'occasion manquées par amour!jre t'aime..